Curieuse, dynamique et attentive aux autres, j’aime comprendre, écouter et créer des liens.
Aujourd’hui étudiante en communication à la HELHa, je trouve dans ce domaine un espace où se rencontrent créativité, rencontres humaines et découvertes quotidiennes.
J’ai grandi dans une ferme, entourée d’animaux, de machines et d’un rythme simple mais exigeant. Cet environnement m’a appris la polyvalence, l’adaptation et la valeur du travail bien fait.
Imaginer, créer, communiquer et transmettre sont ce qui me fait avancer. J’aime apprendre, explorer de nouveaux projets et donner vie à des idées qui rassemblent.
À travers ce portfolio, je vous invite à entrer dans mon univers : un mélange de douceur, de curiosité et d’expériences qui ont façonné mon parcours.
Depuis toute petite, ma famille occupe une place immense dans ma vie. J’ai grandi entourée de trois frères et d’une sœur, et je crois que c’est ce joyeux désordre qui m’a construite. Quand on se retrouve tous autour de la table, c’est rarement calme : ça parle fort, ça se coupe, ça se taquine, ça éclate de rire pour un rien. Il y a même une phrase qui revient souvent, lancée par mes parents ou ma grand-mère :
« Il ne faut plus aller au cinéma… »
Et quelque part, c’est vrai : quand on est tous ensemble, on devient notre propre spectacle.
Avec eux, je me sens à ma place. Peu importe où l’on est, du moment qu’on est réunis, j’ai l’impression d’être chez moi. C’est mon havre de paix, même au milieu du bruit. On se cherche, on se pique, on se lance des vannes, mais derrière tout ça, il y a une vraie tendresse. On s’est toujours serré les coudes : pour les travaux à la ferme, pour les devoirs, pour les coups durs qu’on traverse sans trop de mots, mais jamais seuls.
Ce que j’aime le plus, c’est qu’on est imparfaits, un peu fous, parfois épuisants, mais profondément unis. On n’est pas une famille silencieuse ou lisse, on est une famille qui vit fort. Une famille qui fait du bruit, qui fait rire, qui fait parfois lever les yeux au ciel… mais qui, au fond, fait énormément de bien. Et je crois que c’est ça, notre plus belle vérité.
Cuisiner, pour moi, c’est avant tout une histoire de famille. J’ai vraiment commencé pendant le confinement, aux côtés de ma grand‑mère, à préparer des repas pour toute la maison, nous étions neuf, chaque jour, sans exception. C’est là que j’ai compris que la cuisine pouvait rassembler, réconforter et créer des souvenirs.
Chez nous, on cuisine à la bonne franquette. Pas de plats raffinés ou compliqués, juste des recettes simples, généreuses et pensées pour faire plaisir à tout le monde. Les pommes de terre sont souvent la base, sous toutes leurs formes, héritage d’une famille d’agriculteurs et d’un papa qui n’aime pas les pâtes. On ajoute un ou deux morceaux de viande, quelques légumes de saison, et on partage.
Quand j’ai vécu en kot, j’ai osé tester des plats que je n’avais jamais faits chez moi : gratins de légumes, hachis Parmentier, recettes improvisées… Cette période m’a donné confiance et m’a appris à cuisiner autrement. Aujourd’hui encore, j’aime préparer le souper pour ma famille, retrouver cette ambiance vivante, bruyante et chaleureuse autour de la table.
Ma cuisine n’est pas parfaite, mais elle est vraie, simple et faite avec le cœur. C’est exactement comme ça que j’aime partager.
Depuis la deuxième primaire, j’ai un souvenir qui ne m’a jamais quittée : un exposé sur les baleines. Je ne sais pas pourquoi, mais ce jour‑là, j’ai eu un vrai déclic. Cet animal gigantesque, calme, presque mystérieux… il m’a tout de suite impressionnée. Et plus j’en apprenais, plus je me rendais compte à quel point la baleine est incroyable. À l’origine, c’était un mammifère terrestre, un animal qui vivait sur la terre ferme avant d’évoluer et de partir vers les océans. Je trouve ça fascinant : elle a choisi un monde plus vaste, plus libre, plus silencieux. Ce que j’admire aussi, c’est son importance pour la planète. La baleine stocke énormément de CO₂, elle aide à réguler le climat, elle protège la Terre sans qu’on s’en rende compte. Et même lorsqu’elle meurt, elle continue de donner : son corps nourrit des centaines d’animaux et crée un écosystème entier. C’est un dernier geste de générosité qui me touche profondément. Elle est gigantesque, mais tellement calme. Un mammifère paisible, essentiel, presque poétique. Depuis cet exposé d’enfant, un rêve m’accompagne : nager un jour avec elles, dans leur monde, dans ce bleu profond où tout paraît plus vrai.
La photo a sa propre histoire avec moi. Tout a commencé en 2017, lorsque ma sœur m’a prise comme modèle pour ses études de photographie. Être devant son objectif a profondément transformé la manière dont je voyais mon corps et mon image.
Au fil des séances, la photo m’a appris à apprécier ce que je rejetais, à regarder autrement ce que je cachais, et à reconnaître la beauté dans ce qui est simplement moi. J’y ai découvert un espace où je peux être naturelle, simple, authentique, sans chercher à correspondre à une perfection qui ne me ressemble pas.
Aujourd’hui encore, je prends plaisir à être devant l’appareil. Les photos ne sont peut‑être jamais “parfaites” quand j’y apparais — mais elles reflètent exactement ce que je souhaite transmettre : ma simplicité et mon authenticité.